Carte postale de Naples. Matinée napolitaine

Matinée napolitaine à la Taralleria Napoletana 1940 di Leopoldo Infante, sur la Piazza San Domenico Maggiore.

Cappuccino, jus d’orange et cornetto.

Une lumière de miel, presque magique, tombe sur les églises et sur les ruelles qui se glissent entre les immeubles.

Napoli, telle que je l’ai imaginée dans tous les livres que j’ai lus, dans tous les films que j’ai regardés. Je rêve de la visiter depuis la lecture de la tétralogie napolitaine d’Elena Ferrante. J’avais tout imaginé. Aujourd’hui, les images réelles viennent se superposer aux images mentales.

Le linge qui sèche au-dessus des ruelles. Le Vésuve et le golfe de Naples. Les rues qui montent et qui descendent. Les déchets. Les piazzette. Le funiculaire. Le Lungomare. Et toujours cette lumière de miel qui baigne les quartiers, les habitants, les cours intérieures, les églises, jusqu’à la mer elle-même.

Au coucher du soleil, on comprend le sens de cette phrase : « Vedi Napoli e poi muori. »

Napoli vibrante. Napoli qui ne triche pas. Napoli couverte de graffitis. Napoli qui peint ses histoires sur les murs.

Depuis le Castel Sant’Elmo, la vue sur la ville et sur le golfe de Naples est époustouflante.

Le Funicolare Centrale, ses stations au charme d’un autre temps, les palmiers, les terrasses, les cafés, les pizzerias et les petits restaurants napolitains.

D’où je suis, j’aperçois le port de Naples et le Vésuve. Je devine la mer Tyrrhénienne étendue au pied du volcan.

Des citrons partout. Des glaces au citron. Des cornetti. Des tiramisù. Et mille autres pâtisseries qui semblent raconter une part de l’âme napolitaine.

Le Lungomare au coucher du soleil. Le golfe de Naples qui s’embrase lentement. Les hôtels aux façades élégantes tournées vers la mer Tyrrhénienne.

Combien de villes se cachent dans la ville de Naples ?

Naples est un monde. Naples est un mythe.

Chaque quartier semble être une ville à lui seul, avec son âme propre, ses ruelles labyrinthiques, ses commerces, ses pâtisseries, ses cafés et ses églises.

Des faubourgs gris et parfois délabrés.

Aux hauteurs de la ville s’alignent des appartements élégants et des villas aux terrasses offrant une vue spectaculaire sur Naples, le Vésuve et la mer.

Naples est faite de contrastes. De beauté et de désordre. De splendeur et d’usure. C’est peut-être pour cela qu’elle fascine autant : parce qu’elle ne cherche jamais à cacher ce qu’elle est.

(Naples, 10-13 juin 2026)

Lasă un răspuns

Your email address will not be published.