Carte postale du Théâtre du Vaudeville

Une parenthèse au-dessus de Bruxelles

Je repense à ce jour du mois de mai comme à une parenthèse au-dessus de Bruxelles. Un jour frais de printemps, avec des cerisiers japonais le long des avenues et des plantes grimpantes derrière les façades art nouveau.

Nous deux, à l’Hôtel du Théâtre du Vaudeville, caché dans les Galeries de la Reine, juste au-dessus du théâtre. J’ai tout de suite aimé cette idée de dormir au-dessus d’une scène, comme si notre histoire faisait elle aussi partie du spectacle. Et nous, à la fois des acteurs et metteurs en scène.

Dans les Galleries, j’avais l’impression d’entrer avec toi dans un autre siècle. Les vitrines des chocolatiers, les gants de cuir dans cette boutiques italiennes (tu sais que j’ai toujours voulu avoir des gants longs jusqu’au-dessus des coudes?), les parfums mêlés de café et de pralines… Bruxelles raffinée.

Et notre promenade sur la Grand-Place. Les façades comme un décor de conte. Et je me suis rappelé la magie de Bruges, et je marchais près de toi avec cette sensation étrange d’être exactement à ma place.

Et parfois, il suffit de fermer les yeux pour nous revoir là-bas, au-dessus du Théâtre du Vaudeville. Il suffit de fermer les yeux pour te retrouver dans chaque ville.

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